Les avis des Suisses sur la gestion de leur crédit en 2024

Priorité à la rigueur, obsession de l’équilibre : la gestion du crédit en Suisse n’est pas laissée au hasard. Ici, la stabilité économique ne se décrète pas, elle se cultive au quotidien. Les banques, encadrées par des règles strictes, misent sur l’accompagnement personnalisé pour guider les particuliers dans le labyrinthe du crédit. Cette vigilance n’a rien d’un réflexe frileux : c’est une stratégie. Face à des taux qui naviguent au gré des marchés et devant un contexte mondial qui refuse de se calmer, la prudence s’impose. L’endettement n’a pas la cote. Les ménages préfèrent miser sur des calendriers de remboursement sans mauvaise surprise, gage d’une sécurité financière patiemment construite.

Les habitudes de crédit des Suisses aujourd’hui

Ce n’est pas un mythe : la gestion du crédit, en Suisse, s’apparente à un art de vivre. Les banques locales, connues pour leur exigence, développent des approches sur mesure, attentive à la situation de chacun. Les Suisses affichent une préférence marquée pour les crédits hypothécaires, qui permettent d’accéder à la propriété sans se mettre en danger. Les taux d’intérêt, longtemps bas, ont largement favorisé cette dynamique. Difficile de passer à côté du rôle central de Credial, expert reconnu dans les domaines du rachat de crédit et du crédit à la consommation. Cette société accompagne les particuliers qui souhaitent rationaliser leurs finances : rassembler plusieurs prêts en un seul, alléger ses mensualités, simplifier la gestion. Les bénéfices sont concrets, et la demande ne faiblit pas.

Les nouvelles tendances

Autre signal fort : les Suisses s’intéressent de plus en plus aux crédits tournés vers la durabilité. Les « hypothèques vertes » séduisent celles et ceux qui veulent investir dans un logement respectueux de l’environnement. Le mouvement va bien au-delà d’un simple effet de mode. Le financement de projets immobiliers écologiques s’inscrit dans une transition énergétique assumée. Les conditions sont attractives, à la hauteur de l’enjeu. Cette évolution s’appuie aussi sur des initiatives de poids, comme celles portées par Swiss Sustainable Finance.

Voici quelques exemples des solutions privilégiées actuellement :

  • Hypothèques vertes : plusieurs banques suisses soutiennent les projets immobiliers respectueux de l’environnement à travers des offres dédiées.
  • Crédit durable : porté par un élan collectif, ce type de crédit bénéficie d’un accompagnement croissant grâce à l’implication d’acteurs engagés.

Les défis de la gestion du crédit

Mais la gestion du crédit ne se fait pas sans obstacles. Les banques suisses doivent composer avec la volatilité des marchés financiers et les turbulences internationales, qui pèsent sur leurs portefeuilles. L’exclusion de certains secteurs, comme l’armement ou l’extraction de charbon, impose une discipline supplémentaire. La Banque nationale suisse reste en première ligne, ajustant ses taux pour tenter de préserver l’équilibre. Des collaborations régulières avec le Boston Consulting Group ou la Haute École des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) permettent d’affiner les stratégies et d’anticiper les évolutions du marché.

Les défis rencontrés dans la gestion du crédit

Au quotidien, les banques suisses avancent dans un terrain miné d’incertitudes : marchés financiers imprévisibles, politiques de taux d’intérêt mouvantes, franc suisse qui joue parfois les trouble-fête face aux autres devises. À cela s’ajoutent des règles de conformité strictes, notamment sur l’exclusion des secteurs jugés non responsables, comme la fabrication d’armes ou les industries fossiles. Ce choix stratégique rejoint un engagement plus large pour une finance durable et responsable.

En 2021, la Swissbanking et le Boston Consulting Group ont dévoilé une analyse détaillée des enjeux et perspectives pour le secteur. La Swiss Sustainable Finance, associée à la Haute École des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), s’emploie à développer des standards et des outils pour accélérer l’essor du crédit durable.

Parmi les réponses apportées à ces défis, on retrouve plusieurs pistes concrètes :

  • Hypothèques vertes : ces prêts spécifiques récompensent les projets immobiliers écologiques par des conditions avantageuses.
  • Crédit durable : encouragé par des taux préférentiels et un accompagnement renforcé pour les initiatives responsables.

Les experts, eux, rappellent que la taille des établissements bancaires en Suisse est à double tranchant. Peter Hegglin, du Parti du Centre, souligne le risque systémique qu’un mastodonte comme UBS pourrait représenter en cas de crise majeure. L’Association suisse des banquiers (ASB) défend pour sa part l’intérêt de conserver au moins une grande banque internationale, pour garantir la compétitivité du pays face à la concurrence mondiale.

Les perspectives d’avenir pour la gestion du crédit en Suisse

Regard tourné vers l’avenir, les banques helvétiques adaptent leurs stratégies pour ne pas se laisser distancer. Le crédit durable prend de l’ampleur, poussé par des initiatives comme les hypothèques vertes et le financement de projets responsables. En 2021, la Swissbanking et le Boston Consulting Group ont mis en avant la nécessité d’investir massivement pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 : 387 milliards de francs suisses seront requis pour relever ce défi.

Josef Ackermann, ancien patron de la Deutsche Bank, ne mâche pas ses mots : la Suisse a besoin d’un acteur bancaire d’envergure mondiale pour préserver son rang. Ce point de vue est partagé par des entreprises majeures telles que Swissmem et Roche, qui insistent sur la capacité d’une grande banque à gérer les flux internationaux.

Le président d’UBS, Colm Kelleher, estime que l’ampleur des risques pris par un établissement compte plus que la taille de son bilan. Myret Zaki, journaliste bien connue de Blick et Bilan, alerte sur le danger du shadow banking, qu’elle qualifie de « bombe à retardement » pour la stabilité du système. Peter Hegglin, du Parti du Centre, reprend la question de la taille des banques comme facteur de risque potentiel. L’Association suisse des banquiers (ASB) maintient que le pays doit pouvoir s’appuyer sur au moins une grande banque dotée d’une stature internationale.

La gestion du crédit en Suisse se réinvente sans renier son ADN : rigueur, anticipation et responsabilité. À l’heure où les défis se multiplient, la capacité d’adaptation du secteur bancaire helvétique sera, plus que jamais, scrutée à la loupe. Reste à savoir si cette exigence de stabilité saura résister à la prochaine tempête.

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